mercredi 17 octobre 2018  
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Le ministre espagnol des affaires étrangères, M. Miguel Angel Moratinos, a affirmé mercredi que l'initiative marocaine d'autonomie des provinces du sud pourrait "créer une dynamique dans le cadre des Nations Unies" qui permettra "le dialogue et la négociation" entre les parties, en formulant le voeu que le Conseil de Sécurité de l'ONU


 ne se limite pas, durant sa session du mois d'avril, à se prononcer sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, mais à "exhorter" les parties à négocier, rapporte la MAP. 

Le ministre, qui s'exprimait lors d'un débat au parlement, a réitéré la position du gouvernement de son pays au sujet de la proposition marocaine pour une autonomie au Sahara qui est de nature à favoriser "la négociation directe" et l'ouverture d'un dialogue "sans conditions préalables" entre les parties.

Le chef de la diplomatie espagnole était interpellé aussi bien au Congrès qu'au Sénat par les ténors du Parti Populaire (PP opposition droite) sur l'appui au plan d'autonomie marocain exprimé, selon eux, par le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, lors de sa dernière visite à Rabat, et qui aurait eu comme conséquence l'annonce d'une augmentation du prix du gaz algérien livré à l'Espagne.

Le sénateur PP, Josep Piqué, ancien ministre espagnol des affaires étrangères, sous le gouvernement Aznar, exigeait du gouvernement espagnol de continuer à réclamer la tenue d'un référendum, enterrée depuis longtemps, comme "condition sine qua non" pour résoudre le conflit du Sahara. Lui répliquant, M. Moratinos a estimé que le "dialogue entre les parties, et sans conditions préalables, est la voie pacifique" à suivre pour aboutir à un règlement.

Quant au droit à l'autodétermination, le chef de la diplomatie espagnole a assuré que la défense d'un tel principe "ne préjuge pas du résultat de son application ou de la prédisposition en faveur d'une des modalités d'application". Cela relève, a-t-il dit, de la "compétence des Nations Unies" et "des parties" au conflit.

Le gouvernement espagnol fait valoir que "le dialogue entre les parties dans le cadre des Nations Unies, sans conditions préalables, est la voie pacifique (à emprunter) pour aboutir à une solution définitive basée sur des formules viables et mutuellement acceptables par les parties et qui respectent la légalité internationale", a souligné M. Moratinos.

L'Espagne, a enfin indiqué le chef de la diplomatie, espère que le Conseil de Sécurité de l'ONU ne se limite pas, durant sa session du mois d'avril, à se prononcer sur le renouvellement du mandat de la MINURSO, mais à "exhorter" les parties à négocier.

M. Moratinos a été interpellé pour la deuxième fois en la même journée par le Parti Populaire, cette fois-ci au Congrès des députés, pour lui reprocher l'abandon de la "politique de neutralité active" au sujet du Sahara et de pencher en faveur du Maroc pour prôner le "dialogue direct" entre les parties.

M. Moratinos a répliqué que son gouvernement n'avait "aucune leçon à recevoir en relation avec le Sahara" de la part du PP et que l'Espagne ne pouvait pas continuer à être "neutre" face à un conflit qui dure depuis tant d'années.

  Source : MAP  

 

   
  
 

 
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