La rencontre de Manhasset suscite un constat unanime de satisfaction, abstraction faite des résultats ou plutôt malgré le scepticisme quant à un aboutissement immédiat à une solution pour le dossier du Sahara occidental.
La rencontre on la doit à la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui a appelé les parties à négocier sans préalables. Et cette résolution a été rendue possible dans une très grande mesure par le plan marocain d’autonomie, dont le projet a été formulé après la mise en place du Corcas par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. C’est donc à la redynamisation par le Maroc de ce dossier, que l’on doit en faite la relance du dossier du Sahara occidental.
Paradoxe ultime, puisque les autres parties conc ...
« Nous considérons comme sérieuse et crédible la proposition du Maroc de donner une véritable autonomie au Sahara occidental », a déclaré le secrétaire d'État adjoint américain pour les questions liées au Proche-Orient, David Welch, à l'occasion d'une déposition devant les membres de la commission de la Chambre des représentants chargée des affaires étrangères.
Pour M. Welch, il est indispensable que les deux parties, qui auraient consenti à se rencontrer sous les auspices des Nations unies avant la fin du mois de juin, engagent des pourparlers directs sans imposer de conditions préalables.
Les États-Unis, a-t-il indiqué, ont exhorté le Maroc à être disposé à accepter un compromis lors des négociati ...
Les négociations préliminaires pour le règlement du dossier du Sahara occidental débuteront le 18 juin courant. C’est ce qu’a annoncé un communiqué des Nations Unies. Selon la même source ce dialogue préliminaire aura lieu à Long Island, près de New York où se trouve le siège des Nations Unies.Ces discussions qui se dérouleront sur deux jours les 18 et 19 juin, seront présidé par Peter van Walsum, l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies au Sahara occidental.Le Royaume du Maroc et le Front Polisario participeront bien entendu à ce round préliminaire, qui est censé aplanir les entraves aux négociations politiques formulées par la résolution 1754, adopté par le Conseil de sécurité à l’unanimité de ses membres en avril dernier. Les principales difficultés ont ...
La position de nombreux pays a été, malgré le fait que chacun choisit en fonction de ses intérêt et non de la justesse de la cause, sur le dossier du Sahara occidental a été sur toute la durée de ce dossier, en particulier depuis 1975 d’une certaine constance comparativement avec d’autres dossiers où les positions des protagonistes et leurs statuts sont moins évident.
La raison de cette clarté du dossier du Sahara vient du fait qu’il ne s’agit tout simplement pas d’une affaire de décolonisation contrarié, par le fait accomplie d’un intervenant de dernière minute en l’occurrence le Maroc.
C’est plutôt celui d’une décolonisation qui a été menée jusqu’au bout, mais dont le dossier n’a pas été fermé pour cause de problème politique li ...
Le plan d’autonomie initié par le Royaume du Maroc est un document de travail que le Conseil de sécurité prend en compte de manière appuyée dans sa résolution 1754, cette dernière étant le document de base à la future négociation qui s’annonce plutôt difficile et ardue.
Elle est difficile parce que la partie que la délégation marocaine aura en face d’elle, à savoir le Polisario et en coulisse l’Algérie, n’a pas encore fait sa propre révision stratégique, la réévaluation de son idéologie et la réforme politique qu’exigent les bouleversements qu’a connu le monde et la région. Ce besoin de révision se ressent même dans les attitudes, dans les postures et même dans les expressions qui sont utilisés dans les échanges au sujet du dossier du Sahara occidental : de « colonialism ...