jeudi 18 décembre 2014  

 Histoire du conflit du Sahara

Le Front du Polisario, créé en 1973, désigné également le Polisario ou encore le Front de Libération d’Es Sakia al Hamra et de Oued Eddahab; sa branche armée se nomme l'Armée de Libération Populaire Sahraouie (ALPS).

Le groupe de personnes ayant fondé le Polisario est constitué de jeunes marocains d’origine sahraouie. Ils poursuivaient leurs études à l’université Mohammed V à Rabat.

Les malheurs subis par les fondateurs du Polisario ne peuvent être ignorés de personne. Ils étaient une trentaine de jeunes universitaires tous originaires des provinces marocaines du sud, ayant décidé un jour de prendre leur destin en main.

Ils ont alors profité de la tenue du Moussem de Tan-Tan pour manifester leurs colères dans les petites ruelles de cette « ville », qui n’en était pas vraiment une à l’époque. Ils ont ainsi brisé l’équilibre établi depuis une dizaine d’années. La réponse des forces de l’ordre ne s’est pas faite attendre.

Le Caïd de la région a immédiatement ordonné l’incarcération de ces perturbateurs. Et comme il n’y avait pas de prison proprement dite à Tan-Tan, il en a improvisé une. Il les a alors entassés dans une mansarde d’une dizaine de mètres carrés, en pisé, dotée d’une seule porte basse, étroite et sans fenêtre, sous une chaleur suffocante.

Pendant leur incarcération à Tan-Tan, ces jeunes gens ne pouvaient pas s’empêcher de se rappeler la dureté de la vie mais aussi le courage qui les a menés à ce lieu de détention.

Ils ont vécu comme leurs parents dans une misère inouïe, dégradante, avilissante et à la limite infrahumaine. Dans ce patelin, il n’y avait ni bitume, ni trottoir, ni eau courante, ni assainissement, ni électricité, ni investissement et encore moins du travail. Il n’y avait effectivement rien qui permettait de dire que cette région faisait partie intégrante de la nation Maroc, la mère patrie.

Ces enfants de notables, descendants de héros eux-mêmes membres glorieux de l’Armée de libération nationale, se sont retrouvés du jour au lendemain tassés dans des cellules démunies des conditions de vie les plus élémentaires. Ils dormaient à même le sol sans tapis, ni natte et sous des toits de fortune. 

A l’époque, la région ne vivait que d’entraide nationale grâce à la distribution des sacs de farine fournis au compte-gouttes. Et ironie de l’histoire, plus on s’adonnait à la délation de son voisin, mieux on était vu et considéré, et moins on était exposé à la disette. Adieu la dignité humaine !!!

C’est dans cet état de misère absolue que ces braves guerriers et leurs descendants et, pour certains d’entre eux leurs parents et grands-parents, subsistaient. Ce fût le cas depuis que l’opération ECOUVILLON les a jetés sur les chemins sans issus de l’exode.

Ils étaient des milliers à être partis chercher la liberté, le bonheur et la paix dans la dignité. Rien de tout cela ne fut obtenu. Et c’est dans ce monde oublié de tous, responsables locaux et régionaux, que ces trentaines d’universitaires ont essayé de se faire entendre et de crier tout le mal qu’ils pensaient de leur situation sociale, économique, culturelle et politique d’antan.

Il faut également signaler le mépris et la haine que certains responsables administratifs  portaient à ces jeunes gens venus d’ailleurs. Ils n’étaient ni soumis ni résignés comme l’étaient leur parents. On leur reprochait le simple fait de s’exprimer et de manifester leur désaccord avec les diktats du Caïd de la région.

Comment osaient-ils défier le pouvoir du « gouverneur invisible » érigé en monument sacré ?
Comment prétendaient-ils avoir l’audace de dire tout haut ce que leurs parents pensaient tout bas ? Comment ont-ils eu l’audace des « désespérés »  pour lever la voix et défier le Khalife du quartier ?

Pour calmer ces « têtes brûlées », on n’a pas trouvé mieux que de les tabasser. On a dû les suspendre, les enfermer, les priver de toute nourriture, les laisser suffoquer et souffrir le martyre en attendant l’arrivée d’une section du Makhzen mobile, stationnée à plus de deux cents kilomètres au nord, à Bouizakarne. Cette section avait pour mission de renforcer la torture et l’humiliation. Elle devait leur faire endurer les pires douleurs aussi bien morales que physiques. C’est ce qui fût. Ils avaient, en effet, été battus par les plus inhumains des services d’ordre.

Les plus jeunes comme leurs ainés ne comprenaient rien de ce qui leur arrivait. Leur seul délit ou plutôt leur crime était qu’ils étaient plus éveillés que leurs parents et qu’ils avaient marché la veille de leur emprisonnement dans les ruelles étroites de la petite bourgade de Tan-Tan pour manifester leur légitime colère.

Ils ont manifesté pour que le Maroc récupère ou fasse quelque chose pour récupérer son Sahara. C’était pour eux le gage d’une amélioration de la situation de l’époque sentie comme intenable et profondément désespérée.

Devant cette incompréhension, leur citoyenneté, vécue comme une citoyenneté de seconde zone, s’est transformée en une révolte destructive et dévastatrice. Ainsi, la haine s’est emparée des cœurs et des esprits.

Les plus extrémistes d’entre eux, pour avoir été les moins patients et les plus affectés par les sirènes du progressisme, étaient les plus virulents et les plus attachés à l’idéologie en vogue en ce temps dans notre pays ; celle qui prônait l’accélération du changement radical. Pour tout dire, ceux qui étaient incapables de distinguer le bon grain de l’ivraie dans l’imbroglio des années 70 au Maroc ; ceux qui n’avaient pas le temps de prendre du recul pour discerner ce qui revenait, dans l’exercice du pouvoir, à l’autorité locale, de ce qui était du ressort de l’Etat central ; ceux qui étaient convaincus qu’ils allaient rester des incompris éternels et qui ont décidé de se faire comprendre par la force. Au final, les plus idéalistes qui croyaient en la révolution mondiale, au Chéguévarisme et au Castrisme, avaient alors décidé la rupture avec leur passé et la réfute de leurs origines et celles de leurs aïeuls.

L’ordre fût alors donné aux plus vulnérables parmi ce groupe pour se disperser et disparaître dans la nature afin d’échapper aux rafles des « visiteurs nocturnes ». Ils avaient décidé de rencontrer certains dirigeants, sous d’autres cieux, pour venger l’honneur perdu et rendre au bourreau les coups qu’il n’a pas hésités à leur infliger.

Cela étant, on a cherché le responsable de ce désordre et le niveau de hiérarchie auquel il se situait. La réponse ne souffrait d’aucune sorte de doute. Le Khalifa n’en est pour rien ; le Caïd non plus. Le gendarme ou le policier ne sont pas des décideurs et encore moins le pauvre Mokhazni. Quant au gouverneur, il s’avère être « intouchable » et « irréprochable ». D’aucun n’oserait prétendre l’avoir vu ou entendu le jour des émeutes, à se demander s’il existait réellement !! De plus, personne de son staff ne peut être tenu pour responsable du malheur de ces « jeunes révoltés ».

Le vrai responsable est celui qui a permis à cette « racaille » de responsables locaux de se comporter en lions dans ce désert laissé à son sort. Cette responsabilité ne peut incomber à personne d’autre que l’Administration Marocaine. Elle ne doit être assumée que par elle-même, ses responsables, ses commis et ceux qui avaient le droit de piper mot !

Il fallait donc chercher à se venger de cet Etat là qui n’a pas su, ou n’a pas pu ou, pire, n’a pas voulu protéger des citoyens parmi les plus démunis alors qu’ils ont été parmi les plus fidèles. La revanche s’est érigée en idéal, plus encore en mythe devenu malheureusement au fil des temps un cauchemar.

Au début des années 70, ces jeunes universitaires marocains d’origine sahraouie avaient des revendications légitimes, d’ordre politique, économique et social. Il s’agissait en vérité de revendications ayant eu lieu dans un cadre strictement marocain.

Ces revendications ont surgi à un moment difficile de l’histoire du Maroc, à un moment où l’Etat était soumis à de fortes pressions extérieures et intérieures. On peut affirmer sans nous tromper qu’à ce moment là, c’est-à-dire au cours des années 70, il n’y avait aucun pouvoir au Maroc ou forces politiques qui pouvaient répondre positivement et favorablement à une revendication à caractère régional, aussi légitime fût-elle.

Pendant ce temps là, les priorités étaient autres, étant donné les circonstances de l’époque. Car ces moments là étaient marqués par un contexte très aigu de guerre froide et de conflits interarabes incessants.

Profitant de ce contexte et animés par un esprit de revanche suite aux mauvais traitements et tortures subis à Tan-Tan, une partie de ce groupe d’universitaires marocains d’origine sahraouie, qui poursuivaient tous leurs études à Rabat, se sont alliés avec certains pays de la région, dans un contexte de guerre froide et de conflits interarabes et interafricains. A l’époque, de telles alliances étaient de mise.

Ces étudiants universitaires ont manifesté cette vengeance contre leur pays d’origine, à savoir le Maroc, duquel sont originaires leurs ancêtres. Leurs parents ont lutté au sein de l’Armée de libération du Sud pour la décolonisation du pays où ces jeunes sahraouis ont poursuivi leurs études.

Leurs pères ont défendu avec force le sultan Mohammed V et prêté allégeance à son fils le défunt Roi Hassan II. Ces jeunes gens ont manqué de discernement. En effet, ils ont occulté le fait que les autorités marocaines qui étaient à l’origine des mauvais traitements, des tortures et des persécutions lors de la manifestation de Tan-Tan en 1972, étaient aussi à l’origine de deux tentatives avortées de coups d’Etat.

Voilà un tableau de grandes contradictions du Maroc des années 70. Néanmoins, toutes ces émeutes n’ont influé en rien le cours normal de l’histoire pour la simple raison que l’affaire du Sahara est, à l’origine, une affaire de décolonisation entre le Maroc et l’Espagne.

Ayant été sous le protectorat de deux puissances coloniales, la France et l’Espagne, le Maroc a dû récupérer, graduellement et par étapes successives, la partie du territoire qui était sous le protectorat espagnol, à commencer par la zone nord et Tanger en 1956, Tarfaya et Tan-Tan en 1958, Sidi-Ifni en 1969 et le Sahara jadis espagnol en 1975. Cela est écrit dans le cours de l’histoire.

Cela a toujours été le cas avec notre voisin et ami l’Espagne. Tous nos conflits avec ce pays liés à la fin du protectorat ont été résolus par la négociation et les voies pacifiques. Or, les adversaires du Maroc, qui ont fomenté le conflit du Sahara et s’opposent au parachèvement de son intégrité territoriale, en finançant et en aidant le mouvement du Front Polisario, ont préparé à l’avance les conditions de cette opposition au Maroc.

Résultat du compte, ce mouvement avait été accueilli par l’Algérie sur son territoire à Tindouf, en raison des divergences qui existaient à l’époque entre le Maroc et l’Algérie concernant les frontières communes, et au moment où le Maroc avait conclu un accord avec l’Espagne, conformément aux relations historiques qui ont existé de tout temps entre les deux pays.

Il faut rappeler que le Maroc a récupéré son Sahara, à travers la négociation et le consensus, selon le processus habituel de négociation avec l’Espagne.

Le Maroc ayant récupéré ses provinces du sud, le Front Polisario n’a trouvé mieux que de ramener une partie de la population sahraouie dans des camps installés sur le territoire algérien, lesquels ont été appelés camps de réfugiés, ou désignés sous des appellations trompeuses, telles que camps de Laâyoune, camps de Smara, camps d’Aousserd, ou camps de Dakhla.

Le Front Polisario a menti et manipulé la partie de la population qui a été amenée à Tindouf, en Algérie. Tous les sahraouis savent qu’aux mois de novembre et décembre 1975, le Polisario a demandé a beaucoup de sahraouis d’assister à des meetings à Gueltat Zemmour et lorsque les gens y sont venus, on leur a demandé de se déplacer vers un autre meeting à Bir Lahlou. On leur a ensuite demandé de se déplacer à Tindouf pour les piéger et ne plus leur permettre de revenir.

Malheureusement, la plupart d’entre eux, par manque de moyens de transport, sont restés piégés à Tindouf jusqu’à nos jours. Certains d’entre eux se sont rendus rapidement compte de la duperie et ont utilisé tous les moyens pour rentrer chez eux, à Smara, Laâyoune, Dakhla et Aousserd.

Cette vérité là est connue de tous les sahraouis, tous ceux qui avaient plus de 15 ans à l’époque. Le Polisario a prémédité, planifié et exécuté l’installation des camps sur le territoire algérien.

Pourquoi le Polisario crée-a-t-il ces camps et les a-t-il entretenu dans un territoire qui n’est pas le sien, en prenant pour otages des populations démunies de pièces d’identité, confinées dans des camps et ne disposant pas de liberté de circulation ?

Ces populations sont surveillées jour et nuit par le Polisario qui embrigade leurs enfants dans des écoles, ne leur enseignant que la haine et ne leur inculquant que le désespoir. On se demande les raisons humaines susceptibles de permettre à un groupe de dirigeants du Polisario de retenir contre leur gré ces populations dans des camps de fortune pendant plus de trente quatre ans ? Quel en est vraiment l’objectif ? Serait-ce une monnaie d’échange ?

L’on devine aisément que sans l’existence de ces camps, il n’y aurait pas eu de mouvement politico-militaire appelé Polisario. L’existence du Polisario est intimement liée à l’existence de ces camps. Mais, cette politique ne peut mener nulle part sinon à la dérive.

L’existence même de ces camps sur un territoire hostile et dans des conditions inhumaines pendant une aussi longue période est une violation flagrante des droits de l’homme.

De quel droit peut-on se permettre de laisser les gens vivre dans des tentes plus de 34 ans ? De quel droit peut-on empêcher les gens de circuler librement ? De quel droit peut-on embrigader et inculquer à des enfants la haine et le désespoir ? De quel droit peut-on empêcher les gens de vivre, simplement, comme les autres ? De quel droit peut-on disposer à sa guise d’une partie de la population sahraouie dans les camps ? Quel droit peut-on vendre la misère humaine à des organisations de charité internationale ?

Ce sont là les véritables violations des droits de l’homme car elles touchent à l’essence même de l’être humain et à sa liberté de choisir et de disposer de lui-même.

Le Polisario a constamment et délibérément violé les droits de l’homme les plus élémentaires depuis plus de 34 ans. Il a retenu pendant plus de 25 ans des prisonniers marocains, qui étaient séparés de leurs familles et vivant dans la souffrance totale.

Pourquoi avoir infligé tant de souffrances à ces prisonniers, des êtres humains malgré tout ? Pourquoi les avoir retenus pendant plus de 25 ans dans des conditions invivables, avec toutes les tortures physiques, psychologiques et morales que cela implique ?

Tant de questions et aucune justification crédible. Finalement, le Front Polisario a été obligé de les libérer sans aucune contrepartie politique. Le Polisario a ensuite installé son état major à Hassi Rabouni, à Tindouf, et s’est approprié depuis 1976 les noms de certaines personnes et villes, sans aucun fondement juridique, historique et légitime et sans la moindre consultation des populations sahraouies.

Le Polisario est un mouvement politico-militaire qui a institué un système semblable à celui des pays totalitaires : un parti unique, une institution unique, une structure unique, une bureaucratie unique. Le tout dirigé par une pensée unique.

Il a institué un contrôle armé des populations qu’il détient et contrôle, utilisant l’aide alimentaire comme un outil de chantage permanent. Le Polisario encadre la population des camps avec un système de contrôle physique, psychologique et moral strict, en instituant des commissariats politiques pour chaque activité et service.

Le Front Polisario a institué les méthodes de délation comme moyen de contrôle. Il a instauré l’embrigadement permanent ou plutôt le lavage de cerveau des jeunes, des adultes, comme la falsification de l’histoire ou la manipulation des évènements, et l’enseignement de la haine comme règle générale.

Le Polisario est le fruit d’un autre monde datant d’avant l’effondrement du système totalitaire. Il est resté ainsi malgré que le monde ait connu des changements à partir de 1991. Il est resté à l’écart de ces changements : pas d’élections libres, pas de démocratie, pas de pluralité, pas de liberté d’expression, pas de liberté d’opinion et pas de société civile.

Le Front Polisario a imposé une fermeture totale et un cloisonnement complet des structures afin que celles-ci perdurent sous sa tutelle. Tous les mouvements à caractère politique ou politico-militaire semblables au Polisario ont disparu de la carte politique du monde depuis la chute du mur de Berlin. Soit ils ont changé de nom ou se sont auto-dissous, soit ils ont créé de nouvelles structures correspondantes au nouveau monde globalisé, libre et démocratique.

Le Polisario, qui se veut une entité indépendante, a créé une soi-disant république arabe sahraouie démocratique (RASD), tout en qualifiant les terres libérées par le Maroc de Sahara Occidental ou de territoires occupés.

Cette « RASD » est en contradiction flagrante avec la demande polisarienne d’un référendum d’autodétermination. En effet, comment peut-on demander un référendum d’autodétermination de l’ensemble des sahraouis et répondre par avance à leur désir et volonté en créant une entité n’ayant aucune base morale, historique ou démocratique ?

C’est exactement les procédés des mouvements totalitaires anti-démocratiques ; la vieille et bien connue règle de répondre au nom du peuple à des questions qui ne lui ont jamais été posées.

La proclamation unilatérale par le Polisario de la « RASD » est une violation flagrante du droit international. Il s’agit là du non respect de la volonté du peuple, du non respect des règles de la démocratie et la volonté délibérée et préméditée d’obtenir des gains politiques par la tricherie et la tromperie.

C’est pour cela d’ailleurs que le Polisario a discrédité sa demande d’autodétermination libre du peuple sahraoui. Il a tout manipulé en répondant par avance à la place des populations sahraouies. Il ne peut pas prétendre respecter la décision des sahraouis lorsqu’il répond à leur place par avance. Le Front Polisario ne veut pas s’avouer faible pourtant il continue de tromper sur la base des grands principes.

On ne peut pas faire l’apologie du droit d’autodétermination des peuples à décider de leur avenir librement, prétendre que cela se passerait sans aucune pression de quelque partie que ce soit, et répondre par avance à une question qui n’a pas encore été posée.

On ne peut pas prétendre être honnête si on a triché d’avance. La « RASD » n’a aucune existence territoriale, elle est installée à Tindouf, en Algérie, et n’a pas de peuple. Car le seul dont elle dispose sont les retenus des camps qu’elle détient et contrôle malgré eux. Ce n’est nullement le résultat d’une élection. Elle ne possède aucun attribut de souveraineté, n’a d’existence que sur Internet et dans des institutions fictives sur le territoire d’un pays étranger.

Le Polisario, qui a mis en place à Tindouf des institutions fictives comme le gouvernement sahraoui, le croissant rouge sahraoui (CRS), l’union de la femme sahraouie, l’union de la jeunesse sahraouie, ne ménage aucun effort pour l’organisation sur le sol algérien de festivités commémoratives sous les appellations de 27 février, 10 mai, 20 mai ou encore 12 octobre. Certaines de ces dates ont été détournées de leur sens historique originel.

Dès sa création, le Polisario avait nommé son premier Secrétaire Général Chahid el Ouali qui avait été succédé par le dénommé Mohamed Abdelaziz, appelé ensuite le Président, Secrétaire Général du Polisario ou chef du Polisario. Le Front n’a pas non plus manqué de créer ses médias de propagande pour étayer ses thèses séparatistes, à savoir  « l’agence de presse sahraouie » (SPS), « Radio Sahara » ou encore « Radio Polisario » se lançant corps et âme dans une duperie absolue quant à la question du Sahara.

En effet, lorsque le Front Polisario a perdu la guerre et après l’échec du projet de référendum impossible à réaliser puisqu’il faut changer toutes les frontières, celui-ci a commencé à radoter, à qui veut bien l’entendre, que le Sahara est un territoire occupé par le Maroc et que cette région subit toutes formes de répression politique et de violations des droits de l’homme. Le Polisario n’est absolument pas en mesure de donner des leçons en matière des droits de l’homme à quiconque.

Il est de bien entendu que les frontières dans la région nord ouest africaine, particulièrement les confins maroco-algéro-mauritano-maliennes ont été tracées à la règle lors du partage de ces territoires entre la France et l’Espagne.

Les frontières actuelles n’obéissent à aucun critère d’ordre géographique, humain ou autre. On peut dire sans se tromper qu’elles sont des frontières tracées arbitrairement au moment du partage. C’est la raison fondamentale expliquant l’échec du projet du référendum.

Les sahraouis ne se trouvent pas uniquement au Maroc. Toute la partie sud ouest de l’Algérie, de Bechar jusqu’à la frontière mauritano-malienne, est une région de tribus sahraouies. Toute la partie nord ouest du territoire de la Mauritanie l’est aussi. C’est le cas également de l’extrême nord du Mali entre Tombouctou et la frontière algérienne en passant par Taoudenni.

Au final, pour avoir un référendum d’autodétermination libre, démocratique, juste, honnête et global permettant à tous les sahraouis sans aucune exception de s’exprimer sur leur avenir, comme le souhaitaient les Nations unies dans leur plan de règlement initial, il est indispensable de changer les frontières des quatre pays concernés, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Mali, de telle sorte qu’on disposerait à la fois des populations sahraouies et de leur ère géographique.

Ces changements de frontières sont bien évidemment impossibles de nos jours. Par conséquent, le référendum basé sur l’identification est également impossible à réaliser. Toute insistance pour l’organiser est une volonté délibérée de prolonger inutilement le conflit et les souffrances des populations des camps de Tindouf.

Dans le même ordre d’idées, le Polisario n’a pas hésité à créer des institutions de propagande, avec la complicité de certains individus anti-marocains (pour diverses raisons), telles des associations d’amitié avec le peuple sahraoui, des associations des droits de l’homme, des associations de solidarité avec le peuple sahraoui, des associations de  solidarité avec la RASD, des associations d’aides humanitaires, l’association Chahid el Ouali, l’association Oum Dreiga, l’association des amis du Sahara occidental, ou l’association des amis du peuple sahraoui.

Puisque l’Organisation des Nations Unies (ONU) a conclu en l’impossibilité d’organiser un référendum au Sahara basé sur l’identification, le Polisario n’a trouvé mieux que de réinventer la question de l’autodétermination, arguant que celle-ci, à travers le référendum, ne peut mener qu’au séparatisme.

Toutefois, la charte de l’ONU, qui constitue la plus haute jurisprudence au niveau international, stipule que l’autodétermination doit tenir compte de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays et que l’autonomie reste une des meilleures formules de l’autodétermination.

Cette autonomie existe dans les pays occidentaux les plus développés à travers le monde. C’est pourquoi, la communauté internationale s’en est prise à l’Organisation de l’union africaine (OUA), accusée d’avoir délibérément violé le droit international en reconnaissant la fantomatique « RASD », tout comme  l’institution qui l’a suppléée, l’Union africaine (UA), qui a également dévié du droit international en reconnaissant une entité ayant été déclarée par un mouvement politico-militaire et non sur la base d’une consultation référendaire.

Alors que le reste des organisations internationales, comme l’ONU, les pays des non alignés, la ligue arabe, l’Organisation de la conférence islamique (OCI), l’Union européenne (UE), l’Union asiatique, ont catégoriquement refusé de renier le droit international et se sont conformées aux résolutions du conseil de sécurité de l’ONU, c’est-à-dire trouver une solution politique et consensuelle au conflit stérile du Sahara, à travers la négociation et le dialogue.

En effet, ce conflit a bel et bien empêché la construction de l’Union du maghreb arabe (UMA), entravé toute entente entre les pays frères voisins, le Maroc et l’Algérie, et empêché des familles sahraouies de retourner chez elles pour vivre parmi les leurs.

Il a également créé un foyer de tension au nord ouest de l’Afrique et encouragé la prolifération du trafic humain, en l’occurrence l’immigration clandestine, du trafic d’armes et de la drogue, le détournement de toutes sortes de marchandises dans les camps, ainsi que l’apparition du terrorisme.

L'ONU envoie fréquemment dans ces camps des délégations du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) afin d’enquêter sur la mauvaise gestion et sur le détournement de l'aide humanitaire, issue de ces instances et de la Direction de l’aide humanitaire européenne (ECHO), destinée en principe aux retenus de ces camps.

Le détournement de l'aide humanitaire a été confirmé par plusieurs ONG internationales, notamment « US Committee for Refugees and Immigrants (USCRI) », la « Fondation France-Libertés » et l’ « European Strategic Intelligence And Security Center (ESISC) ».

Ces organisations ont attiré, à maintes reprises, l’attention de la Communauté internationale sur ce phénomène de détournement et sur son impact sur la situation humanitaire des populations retenues dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Malgré toute cette histoire malheureuse, le Polisario peut encore se racheter et revenir à la raison. De nos jours, il lui est inutile de s’entêter et de persévérer dans l’erreur. Les jusqu’au-boutistes n’ont jamais gagné nulle part.

Aujourd’hui, l’histoire permet au Polisario de conclure un accord honorable et profitable à nos populations et à nos familles vivant dans les camps de Tindouf.

Malgré son histoire récente, il est permis au Polisario d’ouvrir un boulevard d’espoir, de faire oublier les souffrances, les erreurs et les manquements à la morale. Aujourd’hui, le Maroc offre une occasion en or au Polisario. A charge pour lui d’accepter la seule solution possible, réalisable et optimale, à savoir l’autonomie sous souveraineté du Royaume du Maroc.

Si le Polisario a le moindre sentiment ou le moindre respect envers les sahraouis, il se doit de saisir cette opportunité historique de l’initiative d’autonomie.

Le Polisario doit sortir du piège où il se trouve actuellement. Il ne doit plus servir les intérêts d’autrui ou être utilisé comme une épine dans les pieds du Royaume du Maroc pour une histoire d’hégémonie politique régionale.
 
    



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